Si le cœur de métier de la presse écrite demeure la production de contenus éditoriaux, d'autres activités et métiers, plus ou moins proches de l’éditorial, jouent également un rôle important et grandissant au sein des entreprises du secteur. C'est le cas des métiers numériques, des industries graphiques ou de la publicité.
A chacun des métiers de la presse correspondent des formations initiales particulières et adaptées.
· Les métiers du journalisme
Alors que la formation "sur le tas" a longtemps été considérée comme la norme, le passage par une des douze écoles reconnues par la profession semble se généraliser. Même si seulement 12 % des journalistes en activité sont issus de l’une d'entre elles, de plus en plus de personnes se présentent chaque année aux concours d'entrée. Les écoles reconnues offrent une meilleure garantie d’insertion. Des enseignements généraux (culture générale) et techniques (techniques d'enquête et d'écriture) y sont dispensés.
Pour plus d’informations sur les écoles de journalisme et les débouchés sur le marché du travail, un très bon article : http://www.boivigny.com
Le multimédia transforme les activités éditoriales. En plus des compétences rédactionnelles, le « journaliste en ligne » doit détenir des compétences liées aux technologies numériques. Une formation aux langages de base du Web s’impose pour manier et exploiter les informations sur la toile. Des formations intégrant la dimension numérique se développent.
· Les métiers de la publicité et marketing
De nombreuses formations, de Bac+2 à Bac+5, préparent aux métiers de la publicité et du marketing. Elles peuvent être dispensées à l’université, en écoles spécialisées ou dans des grandes écoles accessibles sur concours. Des formations à la publicité et au marketing « on-line » sont de plus en plus fréquentes.
· Les métiers de la documentation
A l’université, des formations de deux à cinq ans préparent aux métiers de la documentation. Certains masters se spécialisent sur un aspect du métier, tel que la veille, les techniques d'archivage… Des écoles, comme l’Institut national des techniques de la documentation (INTD), forment aussi à ces métiers.
· Les métiers de l’impression
Des BTS ou licences professionnelles forment à la gestion des flux numériques et à la réalisation de produits imprimés. Les écoles d’ingénieurs préparent, quant à elles, aux fonctions de direction dans ce domaine.
· Les métiers numériques
Les métiers numériques modifient l’organisation traditionnelle des activités et des métiers dans le secteur de la presse. Les métiers numériques se développent sur plusieurs domaines d’activités et nécessitent la maitrise de compétences variées.
Les formations multimédia ont le vent en poupe. Certaines d'entre elles permettent d’accéder à des emplois diversifiés. Il est, cependant, important de vérifier le sérieux de ces formations.
Du côté graphique, elles varient de la création (Web design), à la direction artistique d’un site Web en passant par tous les stades du graphisme multimédia (version moderne de l’infographie).
Citons également les emplois que l’on retrouve dans les services multimédia marketing et publicitaires des grands groupes de presse et qui touchent à la mise en ligne, l’organisation et le « trafic » de l’information, qu’elle soit éditoriale ou publicitaire. Les fonctions de « media planning », liées à l’organisation des campagnes publicitaires des annonceurs, vont concerner des formations de type communication ou école de commerce. Les responsables de « trafic », qui planifient les occupations des espaces publicitaires des journaux et sont en contact avec les annonceurs, nécessitent des compétences commerciales et techniques. On citera, en dernier lieu, les emplois liés au référencement (que ce soit pour un site d’information, un article,…), fonctions aujourd’hui indispensables si on veut être sûr d’être vu… et d’être lu.
Ces fonctions exigent toutes des compétences de plus en plus larges (en rédaction, en marketing, en techniques multimédia), qui obligent à repenser les formations proposées aujourd'hui sur le marché.
Les sites du CIDJ et de l’ONISEP constituent des ressources intéressantes pour la recherche d’une formation initiale spécifique.
Ces établissements sont publics (CUEJ, CELSA, IFP, ICM, EJCM, IJBA, IUT de Tours, IUT de Lannion) ou privés (CFJ, ESJ, IPJ, EJT).